Un petit peu d’Albanie avant la Grèce

Jeudi 3 septembre, nous quittons Elbasan et remontons une longue vallée le long d’une rivière en direction du lac d’Orhit. Cela nous rappelle un peu nos premiers kilomètres dans la vallée de la maurienne. Ici aussi, la rivière, la route et le chemin de fer se rapprochent et s’éloignent au grès de la place laissée par les montagnes.

Nous posons la tente, au bord de la voie de chemin de fer désaffectée, au pied d’un village perché un peu plus haut dans la montagne, d’où des enfants nous crient des « hello » une bonne partie de la soirée.

Lac d'Orit

Lac d’Orit

Le lendemain, nous basculons sur le magnifique lac d’Ohrit après un col à 900m qui nous offre une superbe vue sur la plaine agricole de Perrenjas. La plaine est découpée d’innombrables petites parcelles cultivées « à l’ancienne », à la faux et à la charrue.

La descente vers le lac, sur une route impeccable, est très agréable. Nous sommes côté albanais, la rive opposée est macédonienne. Plusieurs albanais nous ayant recommandé de goûter le poisson de ce lac particulier, nous nous arrêtons déjeuner dans un petit restaurant à ciel ouvert (les travaux ne sont pas terminés…) au bord d’une eau limpide. Le serveur nous explique qu’il s’agit du lac le plus profond des Balkans et qu’on y pêche une espèce de poisson qu’on trouve dans le Baïkal (Russie). On se laisse donc tenter et dégustons ce poisson, accompagné de frites dignes de frites Belges(!).

Repus, nous nous rendons à Pogradec, la ville au bout du lac. La route côtière est en travaux, le tourisme semble se développer tant bien que mal ici.

Après de multiples tentatives infructueuses pour bivouaquer (trop de vent, pas le droit, …), nous demandons à une dame si l’on peut poser la tente près de sa maison. Quelques minutes d’incompréhension plus tard, nous nous retrouvons invités à dormir chez elle. Il s’agit de la maison familiale de Fatmir, le grand-père et Drita, la grand-mère. Une de leur fille, Linda est en vacances ici avec son mari et leurs deux fils, Akis et Gabriel. Akis, du haut de ses 10 ans, s’occupe de traduire de l’anglais à l’albanais. Comme beaucoup d’albanais, Linda et son mari vivent et travaillent en Grèce où le niveau de vie, malgré la crise, est bien plus élevé qu’en Albanie.

Accueillis par des Albanais

Accueillis par des Albanais

Au petit matin, après le café turc et la photo souvenir, nous reprenons la route en direction de Korça. Nous passons un petit col et redescendons sur un plateau à 700m. Nous croisons et doublons de nombreux paysans sur leur charrette dans un décor très rural. La vente des produits s’effectue directement sur le bord de la route.

Le soir, nous sommes autorisés à bivouaquer dans un verger attenant à une maison. Les jeunes de la famille viendront voir si tout va bien et si nous avons besoin de quelque chose. C’est cette bienveillance des albanais envers nous que nous avons ressenti pendant tout notre séjour en Albanie.

Le lendemain matin, dimanche 6 septembre, nous quittons, non sans un pincement au cœur, ce pays à la population très accueillante et généreuse, fière de sa patrie et toujours le sourire aux lèvres.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *