Bilan Asie Centrale et Conseils aux voyageurs

Asie Centrale (Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizistan) :
bilan & conseils aux voyageurs

Nous avons roulé en Asie Centrale de fin mai à mi septembre 2016. Autant dire qu’on n’a pas eu froid… quoique !

Ouzbékistan : fin mai → mi juin

Tadjikistan : mi juin → fin juillet

Kirghizistan : fin juillet → mi septembre

Nous ne donnerons pas d’informations ici pour l’obtention des visas. D’autres sites le font bien mieux que nous. On vous indique simplement que le site qui fait référence pour tous les cyclos que nous avons croisé est www.caravanistan.org.

Ces trois pays ont beaucoup en commun de part leur histoire commune au sein de l’ex URSS. Ainsi en parlant quelques mots de russe, il est aisé de se faire comprendre pour les petites choses du quotidien. (Nous nous sommes fait un petit lexique à lire sur notre porte carte pendant les longues heures de pédalage dan le désert).
Cela-dit, les cultures ouzbèke, tadjike et kirghize, bien qu’ayant des points communs ont également chacune leurs particularités. Ainsi, chacun de ces trois pays mérite amplement d’être visité même si tous n’ont pas le même interêt dans le cadre d’un voyage à vélo.

L’Ouzbékistan recèle de merveilles mais est en grande partie désertique ce qui le rend très difficile tant physiquement que moralement à traverser à vélo. Nous y avons beaucoup pris le train.
Le Tadjikistan est également très exigeant étant donnés son altitude moyenne à plus de 3 000m et l’état général de ses routes.

Le Kirghizistan est peut-être celui des trois le plus varié pour la pratique du vélo. On y trouve des routes en bon état tout comme des pistes défoncés à plus de 3 000m…

Les cartes utilisées :
Nous avons utilisé la carte Reise Asie Centrale offerte par la Compagnie des Cartes. Cette carte couvre l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Kirghizstan et une partie du Kazakhstan. Beaucoup des voyageurs rencontrés possédaient également cette carte. En Asie Centrale, il y a très peu de routes. Sur cette carte à l’échelle 1: 1 700 000 toutes les routes que nous avons empruntées étaient présentes. Mais si nous avions voulu prendre des pistes plus reculées, il nous aurait fallu acheter (et trouver) une carte dans chaque pays. Nous nous sommes aussi

L’Ouzbekistan entre europééns!

servis de l’application MapsMe sur Smartphone qui permet d’accéder à des cartes « offline » téléchargées précédemment.
Les offices de tourisme possèdent des cartes (parfois gratuites) intéressantes. (Tadjikistan et Kirghizstan). Notamment, une carte de la région des Pamir disponible à l’office de tourisme de Khorog, au Tadjikistan.

Les routes et le trafic routier :
En Ouzbékistan, les routes sont goudronnées, mais généralement en très mauvais état, ce qui est parfois pire qu’une piste… Nids de poules, vaguelettes, fissures… La poussière et le soleil nous ont obligés à nous habiller de la tête aux pieds.

Tadjikistan. Mis à part aux abord de Dushambe, la capitale, c’est principalement de la piste. Parfois plus roulable qu’un asphalte défoncé mais parfois une horreur pour les corps et les vélos.
Rénovée tous les cinq ans, la mythique M41 entre Khorog et Sary Tash est en meilleur état qu’entre Khorog et Dushanbé à l’exception des passages de cols.

Kirghizstan. Seules les routes principales, grosso modo entre Bishkek et Osh et entre Bishkek et de lac Issyk Kul (ainsi qu’autour du lac) sont goudronnées, avec une large bande sur le côté. Mais l’asphalte de la route du tour du lac est en très mauvais état ce qui oblige à la plus grande concentration d’autant que les automobilistes roulent globalement vite et se doublent n’importe comment ! Entre Osh et Song Kul, c’est de la piste, plus ou moins en bon état. Très peu de circulation. C’est une route exigeante physiquement mais qui vaut le coup d’être empruntée. Une des plus belle étape de notre voyage !

Amis de la route

Nous avons beaucoup échangé sur l’état des routes avec les cyclos rencontrés dans les hostels. C’est en Asie Centrale que nous avons rencontré le plus de voyageurs pouvant nous donner des conseils !

Infos pratiques cyclos :

  • Nous achetions ou filtrions notre eau. Au Tadjikistan par exemple il était impossible de trouver de l’eau minérale, seulement des boissons sucrées. Toute l’eau doit être filtrée, même si elle descend de la montagne ! Le Kirghizstan demande cependant moins de vigilance que le Tadjikistan et l’Ouzbékistan.
  • Comme nos amis voyageurs, nous n’avons pas échappés aux touristas, plus ou moins fortes. Attention à la viande, à l’eau et aux fruits/légumes gorgés d’eau. Une pastèque peu être la cause de certains maux de ventre, étant donné qu’elle a poussé avec de l’eau impropre…
  • Prévoir des sachets de réhydratation, autant pour après une tourista qu’après un désert où la consommation d’eau augmente jusqu’à 5/6 litres par jour! On trouve cela facilement dans les pharmacies locales.
  • Les toilettes sont parfois collectifs, sexe séparés : une expérience !
  • Aucun problème pour camper dans ces grands espaces !
  • Prévoir un foulard (voire un masque de ski!) pour la poussière ! Elle règne en maitre absolument partout !
  • Si vous emprunter un tunnel, ayez les éclairages nécessaires, nous y avons vécu une panne de courant sur 2 kms, nous avons grandement remercié nos frontales.

    Vue sur le lac Kara-Kul.

  • Prendre un train avec les vélos est complètement possible bien qu’il nous ait fallu plusieurs fois batailler avec l’agent du wagon pour monter les vélos sans bakchich…
  • L’anglais est quasi inutilisé. Connaître quelques notions de russes facilite grandement la vie ! Notamment les chiffres pour savoir combien on vous demande/combien ça coûte et pour négocier.
  • Concernant les problèmes d’altitude que l’on peut possiblement rencontrer au Kirghizstan et surtout au Tadjikistan il peut être bien d’avoir sur soi des médicaments type Diamox. On peut s’en procurer à Khorog facilement. Et en cas de problème, redescendre et ça ira ! ( lire l’article http://grainedecyclo.com/pamir/ )
  • Les habitants sont très communicants, très curieux et surtout généreux et hospitaliers. Notre sentiment a été qu’en Ouzbékistan nous étions accueillis par hospitalité pure. Au Tadjikistan, parfois oui, parfois nous nous posions des questions quand aux intentions de nos hôtes. Mais nous n’avons jamais eu de problèmes. Au Kirghizstan, où le tourisme est plus développé, nous avons ressenti un accueil différent, où l’on ne sait pas toujours s’il faut sortir le porte-monnaie ou non…
  • Faire confiance aux gens nous a aidé plus d’une fois !
  • C’est une région du monde en majorité musulmane, mais ici, une femme en short et tee-shirt n’est pas un problème. La couleur règne !

    La famille du minimarket.

Nourriture :

Ce n’est pas la région du monde ou la cuisine est la plus fine… ! Beignets de pomme de terre, pains fris fourrés à la viande (samsa)

La viande est à éviter, les dates de péremption sont toujours à vérifier. Il n’était pas rare que nous jetions un produit juste après l’avoir acheté à cause de l’odeur…

Néanmoins, les fruits et légumes sont abondants dans tous les marchés, très peu cher, locaux et très goûtus ! Tous les soirs, c’était ratatouille et pâtes ! Les abricots sont abondants, autant que les pastèques et melons.

Les fruits secs sont aussi très populaires et bon marché.

Pain tadjik, un pour quatre suffira!

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