Géorgie et Arménie : bilan & conseils aux voyageurs

Nous avons passé un mois en Géorgie (275 km) et deux semaines en Arménie (675 km). Nous y étions en mars 2016.
05-caucaseDeux pays magnifiques de par leur géographie très montagneuse mais par conséquent, très physiques à parcourir à vélo. En Arménie nous avons franchi 6 cols au dessus de 2 000m.

Nous y sommes passés en fin d’hiver et certains cols étaient tout juste ouverts. Un autre, le Goderdzi Pass en Géorgie était lui toujours fermé. Nous avons cependant pu le passer au prix de longs kilomètres à pousser les vélos dans la neige…

Les cartes utilisées :
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ous avons utilisé la carte Reise du Caucase offerte par la Compagnie des Cartes. Elle couvre toute la Géorgie, l’Azerbaïdjan et l’Arménie. Dans ces deux pays, les routes praticables sont peu nombreuses et apparaissent donc toutes sur la carte. Les reliefs et petites villes sont correctement représentés, la plupart des cols sont indiqués, on devine facilement à quoi l’on doit s’attendre !

Les routes et le trafic routier :
Géorgie : nous avons peu roulé en Géorgie mais ce que l’on peut dire c’est que les géorgiens conduisent n’importe comment ! En ville notamment ! Les routes secondaires sont généralement en mauvais état mais évitent le contact avec les voitures. La route du Goderdzi Pass est en relativement bon état et agréable jusqu’à la petite ville de Khulo. Après, c’est l’aventure ! Une piste de cailloux… mais décors splendides.

A Tbilisi, le trafic est dense, les conducteur roulent selon leur propres règles, mais à vélo, nous nous sentions plus en sécurité en ville que sur les routes de campagnes. Les automobilistes sont prudents envers nous, ne roulent pas vite et les yeux bien ouverts !

Enfin la route entre Tbilisi et la frontière arménienne est très étroite, très passante et donc très dangereuse.
Arménie : l’état des routes n’est pas meilleur mais le trafic beaucoup moins important. Les véhicules sont beaucoup plus anciens et donc bien moins rapides.
Nous avons eu a passer quelques tunnels peu ou pas du tout éclairés. Celui qui permet d’arriver au lac Sevan est plus ou moins lumineux mais il monte en pente douce sur plusieurs kilomètres. Les conducteurs ralentissent dans les tunnels, certains camions sont parfois à l’arrêt et nous connaissons des cyclos qui ont du doubler des camions dans certains tunnels !
Globalement il faut se méfier des nombreux nids de poule qui ont mis nos vélos à rude épreuve.

Nous avons particulièrement aimé la route par le Goderdzi Pass qui relie Batumi à Tbilisi par le sud. Malgré la difficulté de cette aventure dans les cailloux et la neige, elle reste un super souvenir.
Rouler au bord du lac Sevan fut également très agréable. Enfin, chaque col en Arménie, malgré la difficulté des pentes parfois très fortes, nous ont ravi par leurs paysages.

Fin de la piste dégagée...

Fin de la piste dégagée…

La neige sur la route ne nous a pas posé de problème, le passage des voitures remplace le passage des déneigeuses et cela marche plutôt bien ! Un peu de neige au sommet de certains cols, il faut alors pousser un peu les vélos mais ça passe !

Infos pratiques cyclos :

  • Nous achetions de l’eau minérale ou filtrions l’eau que nous trouvions.
  • Les markets sont ouverts tous les jours.
  • Nous avons eu un incident avec un chien, sur la route vers Kuhlo : il a voulu s’en prendre à nos mollets avant de croquer l’une de nos sacoches arrières. Un ami cyclo a eu la même mésaventure quelques heures plus tard avec le même animal. Depuis, nous avons acheté une bombe au poivre dans un magasin de chasse.
  • Certains amis ont eu des soucis avec des chiens, aucun problèmes pour nous. Nous ralentissions à chaque approche de chiens agressifs ; ils comprennent que nous sommes des humains et stoppent net !
  • Internet : dans les villes on trouve assez facilement dans de petits restaurants mais dans les villages, ça devient difficile.
  • Nous avons pris le train entre Chaschuri et Tbilisi. Le personnel a été exécrable. Bien que nous ayons pris le soin de demander si les vélos posaient problème, ils ont failli nous refuser l’accès au train. Une fois à bord, nous avons dû payer un supplément de quelques euros soit disant pour le transport des vélos. Au guichet, l’hôtesse ne nous en avait pas parlé. Les vélos rentrent mais ils sont restés entre les sièges passager, heureusement que le train était vide !
  • Faire du camping sauvage est facile. Mais il ne faut pas hésiter à demander l’hospitalité, surtout en hiver lorsqu’il fait froid, les gens vous ouvrirons leur porte ou vous trouveront un endroit à l’abri. Les stations-essence sont toujours un lieu de refuge.
  • Peu, voir pas de Warmshower en Arménie. En Géorgie quelques uns dont Lado, à Tbilisi. Il est adorable et possède un magasin de vélo. Très pratique pour quelques réparations.
  • Oubliez l’anglais ! Apprendre quelques mots de russe s’est révélé être très pratique et convivial. D’autant que si vous allez vers l’Asie Centrale, ils vous resserviront là-bas.
  • Si on vous invite à manger en vous faisant un geste de « décapitation », pas de panique, cela veut simplement dire que vous mangerez plus qu’à votre faim ! ( nous avons mis un moment à comprendre ! )
  • Un geste de « pichenette » dans le cou ? Viens boire une vodka ! ( ce n’est JAMAIS une, mais au moins 5 ! )
Le kachapuri, plat traditionnel de la région d'Adjarie

Le kachapuri, plat traditionnel de la région d’Adjarie

Nourriture : En Géorgie et en Arménie, l’alcool coule à flots !

  • Après une journée d’efforts, arrêtez vous pour un Kachapuri : pain, fromage, œuf et beurre…
  • Profitez du vin et Cognac avant l’Iran !
  • La viande est très présente un peu partout.
  • Les plats sont toujours très (TRES) bien servi ! Ne faites pas comme Rémy, soyez modeste dans vos commandes.
  • En Géorgie il y a peu de variété en fruits et légumes mais c’est encore pire en Arménie. Et tout est importé, donc c’est cher.

Tourisme :

Géorgie :

  • Batumi artistique

    Batumi artistique

    A Batumi, une journée suffit pour apprécier une balade en bord de mer et se promener en centre ville. Prendre les télécabine n’a franchement aucun intérêt. Mais si comme nous vous faites votre visa iranien, allez flâner dans le Jardin Botanique à une dizaine de kilomètres du centre ville. Très grand et très agréable. Il suffit de prendre un bus depuis le port pour un ou deux Lari.

  • Tbilisi by night - Peace Bridge

    Tbilisi by night – Peace Bridge

    Tbilisi est une ville qui nous a beaucoup plu. Une capitale à taille humaine. Louer une salle privée dans les bains peut être très revigorant. Sinon flânez dans les petites rues du centre ville.

Arménie :

  • Le Lac Sevan est superbe à voir. Les trois monastères qui le surplombent ou le bordent méritent le détour.
  • Beaucoup de gens nous ont conseillés de nous rendre à Tatev (monastères, gorges) mais la neige nous en a empêché.

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