Traversée des pays baltes et… retour imprévu!

Vite tant que c’est encore gelé!

Le 17 mars nous avons donc entamé la dernière ligne droite vers la France.
Au programme, pour commencer, la traversée des trois pays Baltes : Estonie, Lettonie et Lituanie.
Il était encore un peu tôt dans la saison pour espérer des températures agréables et effectivement, on a eu froid ! Malgré un temps plutôt clément, nous n’avions que deux ou trois heures par jour pendant lesquelles nous pouvions profiter des premiers rayons de soleil printaniers.

Nous avons traversé l’Estonie du nord au sud, depuis Loksa jusqu’à la frontière Lettone en passant par la « capitale d’été », Parnu.
Nous avons regretté parcourir ce beau pays un peu trop tôt dans la saison, alors que les températures étaient encore trop fraîches car l’Estonie se prête vraiment bien au voyage à vélo ! Les petites routes sont désertes (voire les plus importantes aussi) et permettent de traverser de superbes paysages dans un calme absolu ! Il n’est pas rare d’apercevoir de nombreux animaux sauvages : cerfs, biches, daims, élans, … Malheureusement pour nous ces chemins de sable ou de terre se transformaient vite en cauchemar glacé ou boueux !

Air de camping RMK!

Autre bonne surprise au sujet de ce pays méconnu, leur agence de gestion des forêts, RMK, qui s’occupe de l’entretien et de la protection de l’immense forêt estonienne. De plus, ils mettent à disposition des aires de bivouac, de repos et même des cabanes forestières pour les randonneurs et les cyclistes ! On a testé, on valide ! Bien souvent un emplacement est disponible pour faire un feu et du bois sec est prêt à l’emploi. Une fois l’hiver passé, des points d’eau potable sont accessibles.
Que ce soit en pleine forêt, au bord d’un lac (gelé pour nous) ou en bord de mer, nous avons pu profiter de ces endroits que l’on conseille vivement à tous les voyageurs itinérants en Estonie !
Côté rencontres, on ne peut pas dire que les Estoniens sont d’un avenant incroyable… Mais cela ne nous a pas empêché de faire de belle rencontres ici et là. Une fois hébergés dans un joli chalet/sauna en rondins, une autre, interviewés par une journaliste du journal local de Parnu.

Le voyage, ça apprend aussi la géographie et on ne vous cache pas qu’il y a quelques mois en arrière, avant de nous intéresser aux pays baltes, nous étions incapables de les situer les uns par rapports aux autres. Alors pour partager un peu de notre savoir nouveau, après avoir traversé du nord au sud l’Estonie, nous sommes arrivés en Lettonie, par la côte.
Et ce fût la première frontière « sans frontière » que nous traversions depuis un bon moment. En effet, une haute tour de surveillance, visiblement vide, est le seul vestige d’une époque pas si lointaine où il fallait franchir barbelés et contrôles d’identité pour passer d’un pays balte à l’autre. Une fois la ligne invisible franchie, un simple panneau « Latvia » et nous constatons très vite une diminution sensible du niveau de vie : les routes moins bien entretenues, les maisons plus simples et moins « neuves », …

Riga, des airs des Flandres

Nous sommes arrivés à Riga en deux jours, tout juste le temps de percer le mystère de ces grosses buttes de terres présentes près de quasiment chaque maison. Il s’agit en fait de garde-manger qui permettent d’éviter le gel l’hiver et la chaleur l’été.

Dans la capitale lettone, nous avions décidé de nous reposer quelques jours dans un hostel, d’autant qu’une étrange piqûre sur la jambe d’Elisabeth ne voulait pas guérir… Il nous fallait donc consulter un médecin. Enfin… DES médecins !
Pour le premier, dans une petite clinique de campagne, pas de doute, il suffisait d’une injection d’anti-allergique et des compresses de…vodka !
Quelques jours plus tard, le problème ne disparaissant pas, nous nous sommes lancés dans une véritable quête. Dans le premier hôpital qu’on nous avait conseillé, on a dirigé vers un autre établissement, plus grand, qui à son tour, nous a redirigé vers un centre d’infectiologie !
Là-bas on a enfin rencontré une docteure qui a pu prescrire un antibiotique et du repos. On était bons pour rester quelques jours de plus à Riga. Ce fût l’occasion pour nous de retrouver une ambiance européenne dans cette ville aux airs de Flandres. Et pas qu’à cause de la bonne bière pour Rémy !
Elisabeth se sentant un peu mieux nous avons repris la route à vélo, le 29 mars, en mettant le cap au sud, vers la Lituanie.

Dernier bivouac…

Nous avons bivouaqué à quelques kilomètres de la frontière, en pleine campagne, parmi des biches et les chouettes. La campagne lettone nous a offert un aussi bel accueil que la campagne Estonienne. Du calme, des oiseaux migrateurs, une végétation abondante… Nous avons apprécié, malgré un froid toujours persistant. La nuit nous avons parfois dormi par -5°C, équipés d’une bouillotte pour réchauffer nos sacs de couchage vieillissants. Le matin notre tente était alors bien souvent gelée. Il ne fallait alors pas être frileux pour sortir préparer le petit déjeuner pendant d’Elisabeth rangeait la tente. Ce matin là, nous avons pris notre temps pour partir car nous profitions de ce bivouac très nature, qui restera dans nos mémoires puisque nous ne le savions pas encore, mais ce fût le dernier de notre voyage…

Nous avons repris la route tranquillement, rien ne nous pressait, comme à notre habitude. La seule date que nous avions était notre retour, le 3 juin, dans le nord de la France, dans la famille de Rémy. Nous avions alors le temps. A chaque fois que nous trouvions un accès internet, nous scrutions les prévisions météo en espérant y trouver un redoux pour les jours à venir. Et oui quand il fait froid, la journée on ne se repose pas vraiment, car après le repas on a froid et on doit repartir à vélo pour se réchauffer. Le soir on ne doit pas se poser trop tôt pour ne pas avoir froid trop longtemps… C’est un choix de partir voyager, on assume mais ce n’est pas toujours facile !

Première cigogne du printemps!

En fin de journée, passée la frontière de la Lituanie, nous sommes arrivés à Birzai, une ville de taille moyenne, dans l’idée de trouver un endroit « au chaud » pour la nuit. Elisabeth commençait en effet à se sentir bien fatiguée. A la sortie d’un supermarché, nous avons rencontré un homme très enthousiasmé par notre voyage et parlant anglais.Après quelques instants de discussion, nous avons tenté notre habituel « savez-vous où nous pouvons dormir au chaud ce soir ? ». Sans rien nous promettre, il nous explique qu’il nous retrouvera s’il peut faire quelque chose pour nous… Et effectivement, une heure plus tard, il nous a rejoint alors que nous étions attablés dans un café.

Il nous a alors escorté jusqu’à l’internat du lycée de la ville. Une première ! Toujours est-il que nous avons donc pu passer une bonne nuit de sommeil, au chaud et au sec !
Le 31 mars, nous étions attendus chez Ruta, une hôte Warmshower, à une trentaine de kilomètres au sud, à Pasvalys. Nous avons quitté le lycée le moral au beau fixe, avec une petite journée de pédalage au programme. Nous avons roulé une partie des 30 km au milieu des travaux : la modernisation est en cours, une piste cyclable va même voir le jour en parallèle de la départementale. Mais après quelques kilomètres la jambe d’Elisabeth était de plus en plus douloureuse. Malgré de nombreuses pauses, nous avons dû nous rendre directement à l’hôpital. Mais on nous a renvoyé vers l’hôpital de Panavezys, à 100km de là. Il était impossible de nous y rendre aujourd’hui, d’autant que nous commencions à comprendre qu’il y avait de grandes chances pour que l’on nous renvoie vers une plus grande ville encore…

Nos anges gardiens de Lituanie!

Nous avons alors retrouvé Ruta, qui était en fait une adolescente de 17 ans, parlant couramment anglais et fan de voyages. Mais c’est avec sa maman que nous avons passé la plus grande partie de l’après midi, malgré qu’elle ne parle que quelques mots d’anglais.
Inquiète de l’état de santé d’Elisabeth, elle a organisé un rapatriement vers Kaunas, la deuxième ville du pays à 150km plus au sud. Tout était prévu, un ami viendrait nous chercher le lendemain en voiture à la première heure, prendrait les vélos, et avec sa sœur et sa fille de 17 ans bilingue nous irions à l’hôpital. Ils pourraient nous héberger ensuite… Gênés par tant de générosité, nous avons, dans un premier temps refusé : c’était beaucoup trop ! Ils ne nous connaissaient pas… nous pouvions nous débrouiller… Mais malgré notre insistance, pas le choix, au petit matin, nous avons embarqué avec nos vélos sur le toit de la voiture. Direction Kaunas.
Ce voyage nous aura permis d’apprendre à quel point les gens peuvent être généreux envers des personnes qu’ils ne connaissent pas… Nous cherchions comment les remercier, mais la portée de leur geste était souvent trop importante pour nous cyclistes-aventuriers d’un jour…

En ce 1 avril, nous sommes donc partis accompagnés de la sœur et de la nièce de notre conducteur dans un premier hôpital, où personne ne trouve d’autre conseil que de prendre des anti-douleurs… Dans un second établissement, spécialisé en infectiologie, nous allons de service en service avant de trouver le bon. Et pas de réponse très valable concernant la jambe d’Elisabeth. C’est le jour des blagues dans ce pays aussi visiblement…
Après quelques jours de repos dans une auberge de jeunesse le problème persiste, voire empire et les médecins locaux ne font que nous conseiller de faire de la piscine et de prendre des anti-douleurs…
Dans ces conditions, il était alors impossible de continuer. Nous avons alors décidé de rentrer en France. Elisabeth a donc été rapatriée par notre assurance le lendemain en avion et Rémy est rentré en bus avec les deux vélos et les sacoches.

Certes, nous n’avions pas imaginé notre retour comme ça. Mais au risque de devoir faire face à des complications, il était plus sage de rentrer se faire soigner en France.
Un mois de demi après, Elisabeth va beaucoup mieux. Pas d’explication précise. A priori, une maladie transmise par une piqûre d’insecte qui attaque les nerfs… Du repos est nécessaire en plus d’un traitement antibiotique.

Nous relativisons, cette mésaventure nous est arrivée en « fin » de voyage, après avoir vécu ce dont nous rêvions. Deux ans de voyage itinérant c’est long, le froid, la route et l’inconfort avaient usé bien de nos forces, peut être aussi celles nécessaires à combattre une telle piqûre. Il était temps de rentrer, nos proches et la France commençaient vraiment à nous manquer.

Contents de revenir dans notre pays, nous cherchons maintenant à partager notre expérience, à la faire vivre et aussi à nous installer dans un coin calme pour vivre une vie plus stable. En tous cas pour quelques temps…

Un autre voyage commence…

Dans les forêts d’Estonie

 

Bilan Asie Centrale et Conseils aux voyageurs

Asie Centrale (Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizistan) :
bilan & conseils aux voyageurs

Nous avons roulé en Asie Centrale de fin mai à mi septembre 2016. Autant dire qu’on n’a pas eu froid… quoique !

Ouzbékistan : fin mai → mi juin

Tadjikistan : mi juin → fin juillet

Kirghizistan : fin juillet → mi septembre

Nous ne donnerons pas d’informations ici pour l’obtention des visas. D’autres sites le font bien mieux que nous. On vous indique simplement que le site qui fait référence pour tous les cyclos que nous avons croisé est www.caravanistan.org.

Ces trois pays ont beaucoup en commun de part leur histoire commune au sein de l’ex URSS. Ainsi en parlant quelques mots de russe, il est aisé de se faire comprendre pour les petites choses du quotidien. (Nous nous sommes fait un petit lexique à lire sur notre porte carte pendant les longues heures de pédalage dan le désert).
Cela-dit, les cultures ouzbèke, tadjike et kirghize, bien qu’ayant des points communs ont également chacune leurs particularités. Ainsi, chacun de ces trois pays mérite amplement d’être visité même si tous n’ont pas le même interêt dans le cadre d’un voyage à vélo.

L’Ouzbékistan recèle de merveilles mais est en grande partie désertique ce qui le rend très difficile tant physiquement que moralement à traverser à vélo. Nous y avons beaucoup pris le train.
Le Tadjikistan est également très exigeant étant donnés son altitude moyenne à plus de 3 000m et l’état général de ses routes.

Le Kirghizistan est peut-être celui des trois le plus varié pour la pratique du vélo. On y trouve des routes en bon état tout comme des pistes défoncés à plus de 3 000m…

Les cartes utilisées :
Nous avons utilisé la carte Reise Asie Centrale offerte par la Compagnie des Cartes. Cette carte couvre l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Kirghizstan et une partie du Kazakhstan. Beaucoup des voyageurs rencontrés possédaient également cette carte. En Asie Centrale, il y a très peu de routes. Sur cette carte à l’échelle 1: 1 700 000 toutes les routes que nous avons empruntées étaient présentes. Mais si nous avions voulu prendre des pistes plus reculées, il nous aurait fallu acheter (et trouver) une carte dans chaque pays. Nous nous sommes aussi

L’Ouzbekistan entre europééns!

servis de l’application MapsMe sur Smartphone qui permet d’accéder à des cartes « offline » téléchargées précédemment.
Les offices de tourisme possèdent des cartes (parfois gratuites) intéressantes. (Tadjikistan et Kirghizstan). Notamment, une carte de la région des Pamir disponible à l’office de tourisme de Khorog, au Tadjikistan.

Les routes et le trafic routier :
En Ouzbékistan, les routes sont goudronnées, mais généralement en très mauvais état, ce qui est parfois pire qu’une piste… Nids de poules, vaguelettes, fissures… La poussière et le soleil nous ont obligés à nous habiller de la tête aux pieds.

Tadjikistan. Mis à part aux abord de Dushambe, la capitale, c’est principalement de la piste. Parfois plus roulable qu’un asphalte défoncé mais parfois une horreur pour les corps et les vélos.
Rénovée tous les cinq ans, la mythique M41 entre Khorog et Sary Tash est en meilleur état qu’entre Khorog et Dushanbé à l’exception des passages de cols.

Kirghizstan. Seules les routes principales, grosso modo entre Bishkek et Osh et entre Bishkek et de lac Issyk Kul (ainsi qu’autour du lac) sont goudronnées, avec une large bande sur le côté. Mais l’asphalte de la route du tour du lac est en très mauvais état ce qui oblige à la plus grande concentration d’autant que les automobilistes roulent globalement vite et se doublent n’importe comment ! Entre Osh et Song Kul, c’est de la piste, plus ou moins en bon état. Très peu de circulation. C’est une route exigeante physiquement mais qui vaut le coup d’être empruntée. Une des plus belle étape de notre voyage !

Amis de la route

Nous avons beaucoup échangé sur l’état des routes avec les cyclos rencontrés dans les hostels. C’est en Asie Centrale que nous avons rencontré le plus de voyageurs pouvant nous donner des conseils !

Infos pratiques cyclos :

  • Nous achetions ou filtrions notre eau. Au Tadjikistan par exemple il était impossible de trouver de l’eau minérale, seulement des boissons sucrées. Toute l’eau doit être filtrée, même si elle descend de la montagne ! Le Kirghizstan demande cependant moins de vigilance que le Tadjikistan et l’Ouzbékistan.
  • Comme nos amis voyageurs, nous n’avons pas échappés aux touristas, plus ou moins fortes. Attention à la viande, à l’eau et aux fruits/légumes gorgés d’eau. Une pastèque peu être la cause de certains maux de ventre, étant donné qu’elle a poussé avec de l’eau impropre…
  • Prévoir des sachets de réhydratation, autant pour après une tourista qu’après un désert où la consommation d’eau augmente jusqu’à 5/6 litres par jour! On trouve cela facilement dans les pharmacies locales.
  • Les toilettes sont parfois collectifs, sexe séparés : une expérience !
  • Aucun problème pour camper dans ces grands espaces !
  • Prévoir un foulard (voire un masque de ski!) pour la poussière ! Elle règne en maitre absolument partout !
  • Si vous emprunter un tunnel, ayez les éclairages nécessaires, nous y avons vécu une panne de courant sur 2 kms, nous avons grandement remercié nos frontales.

    Vue sur le lac Kara-Kul.

  • Prendre un train avec les vélos est complètement possible bien qu’il nous ait fallu plusieurs fois batailler avec l’agent du wagon pour monter les vélos sans bakchich…
  • L’anglais est quasi inutilisé. Connaître quelques notions de russes facilite grandement la vie ! Notamment les chiffres pour savoir combien on vous demande/combien ça coûte et pour négocier.
  • Concernant les problèmes d’altitude que l’on peut possiblement rencontrer au Kirghizstan et surtout au Tadjikistan il peut être bien d’avoir sur soi des médicaments type Diamox. On peut s’en procurer à Khorog facilement. Et en cas de problème, redescendre et ça ira ! ( lire l’article http://grainedecyclo.com/pamir/ )
  • Les habitants sont très communicants, très curieux et surtout généreux et hospitaliers. Notre sentiment a été qu’en Ouzbékistan nous étions accueillis par hospitalité pure. Au Tadjikistan, parfois oui, parfois nous nous posions des questions quand aux intentions de nos hôtes. Mais nous n’avons jamais eu de problèmes. Au Kirghizstan, où le tourisme est plus développé, nous avons ressenti un accueil différent, où l’on ne sait pas toujours s’il faut sortir le porte-monnaie ou non…
  • Faire confiance aux gens nous a aidé plus d’une fois !
  • C’est une région du monde en majorité musulmane, mais ici, une femme en short et tee-shirt n’est pas un problème. La couleur règne !

    La famille du minimarket.

Nourriture :

Ce n’est pas la région du monde ou la cuisine est la plus fine… ! Beignets de pomme de terre, pains fris fourrés à la viande (samsa)

La viande est à éviter, les dates de péremption sont toujours à vérifier. Il n’était pas rare que nous jetions un produit juste après l’avoir acheté à cause de l’odeur…

Néanmoins, les fruits et légumes sont abondants dans tous les marchés, très peu cher, locaux et très goûtus ! Tous les soirs, c’était ratatouille et pâtes ! Les abricots sont abondants, autant que les pastèques et melons.

Les fruits secs sont aussi très populaires et bon marché.

Pain tadjik, un pour quatre suffira!

Bilan Iran et Conseils aux voyageurs.

Iran : bilan & conseils aux voyageurs

Nous avons passé un mois et demi en Iran aux mois d’avril et mai 2016. Nous y avons peu roulé à vélo pour différentes raisons : les démarches administratives pour obtenir les visas des pays suivants ont monopolisé beaucoup de temps, les distances à couvrir sont énormes et nous voulions découvrir les villes importantes disséminées aux quatre coins du pays et enfin, une bonne partie du pays est désertique.

Les français ont besoin d’un visa pour rentrer dans le pays, les informations les plus exactes et à jour se trouvent sur le site www.caravanistan.org

Ce lieu, il l’espère, sera prêt à accueillir touristes et voyageurs d’ici un an.

L’Iran est une république islamique ce qui signifie que les règles du pays sont régies par la loi islamique, ce qui implique beaucoup de contraintes et de règles à respecter pour les locaux, les touristes bénéficiants d’une certaine tolérance :

  • Tenue vestimentaire :
    • pour les femmes : obligation de porter le hijab (voile) afin qui couvre l’intégralité des cheveux (plus ou moins scrupuleusement respecté en fonction des villes/régions), obligation de porter des vêtements amples à manches et jambes longues. Dans certaines villes, il est mieux de porter des couleurs sombres. Dans les édifices religieux, elles doivent porter un tissu couvrant des pieds à la tête.
    • Pour les hommes, seuls les shorts/bermudas sont proscrits
    • Mais de toute façon, une « erreur » vestimentaire sera corrigée verbalement, et ne pas hésiter à demander conseil !
  • L’alcool est totalement interdit mais il est très facile de s’en procurer : attention donc… !
  • Les couples ne doivent pas se serrer dans les bras ou autre en public.
  • Pour les couples, le port d’une alliance est conseillé si vous n’en avez pas. Nous disions que nous étions mariés la plupart du temps afin de pouvoir partager la même chambre ou ne pas mettre mal à l’aise nos hôtes.

    Selfie…

Les cartes utilisées :
Nous avons utilisé la carte de l’Iran au 1/1 500 000ème de Reise Know-How offerte par La Compagnie des Cartes. Peu de routes en Iran donc nul besoin d’une carte très détaillée. D’autant plus lorsqu’on n’a fait que peu de vélo. Cette carte a fait son boulot et nous a permis d’appréhender correctement la géographie de ce pays.

Les routes et le trafic routier :
Les routes dites principales sont bien souvent composées d’une voie dans chaque sens. Il y a la plupart du temps une large bande sur le côté, utilisée par les charrettes et piétons. Souvent non goudronnée. Rouler dans Téhéran peut paraître impressionnant par la circulation et l’obligation de se retrouver sur des autoroutes, mais nous ne nous sommes pas senti en insécurité, car il y a beaucoup de mobylettes, charrettes, piétons… les conducteurs ont l’œil partout et sont alors la plupart du temps vigilants. La route est aussi l’endroit où à vélo nous rencontrons le plus de monde : les iraniens s’arrêtant ou pas, ils discutent avec nous, partagent leur nourriture, nous invitent etc.

Infos pratiques cyclos :

  • Nous achetions de l’eau minérale, très peu chère.
  • Nous n’avons presque pas campé, l’hospitalité étant très forte. Néanmoins, les parcs publics sont un lieu de campement « facile » : toilettes, emplacement.. et le soir venu, les iraniens de passage viennent aussi y dormir. Parfois le responsable du parc nous a fait payer 1 ou 2 dollars.
  • Les markets sont ouverts tous les jours, attention au « prix touriste ».
  • Nous avons parfois rencontré quelques chiens assez agressifs ; s’arrêter, faire de grands gestes ou crier plus fort que lui ont été les meilleures solutions …
  • Internet : nous avons parfois dû chercher des « internet café », expliquer que nous voulions du wifi et non un ordinateur…
  • Barbecue kebab – Lavasan

    Prendre un bus avec les vélos se fait bien. Un petit supplément au chauffeur est demandé… Ne pas hésiter à négocier. Des amis ont pris de train avec les vélos, mettant leurs trois vélos dans le wagon restaurant.

  • Les Warmshowers sont très réactifs dans la mesure où vous les contactez directement par téléphone.
  • L’anglais est loin d’être parlé par tous, mais nous avons eu de bonnes surprises, beaucoup de jeunes prennent des cours particuliers et son très à l’aise. Dans les villages par contre, il est intéressant de connaître quelques mots de farci.
  • Le week-end, c’est vendredi et samedi, les parcs publics sont alors pleins!

Étale de légumes – Bojnurd

Nourriture :

  • Le riz est la base de leur nourriture, additionné au poulet et légumes.
  • Très bonnes glaces et jus à base de fruits frais pressés dans la rue …
  • Les dattes fraîches n’ont rien à voir avec celles que nous connaissons en France ! Succulentes !
  • Globalement, les Iraniens raffolent de fruits acides ! Nous nous sommes fait offrir des sacs entiers de petites prunes vertes acides… que nous avons offerts très vite à d’autres …
  • A chaque encas ou fin de repas : une corbeille par personne de fruits, dont des concombres !
  • Apprendre à dire non 6 fois quand vous n’en voulez plus… ou bien garder une place pour la suite, car il y en a toujours une !
  • Pendant le Ramadan, il est très difficile de s’acheter à manger. Les restaurants de routiers sont ouverts, mais il est préférable de se cacher pour manger hors des heures autorisés. Des amis cyclos n’ont pas très bien vécu l’expérience.

L’Iran est un pays particulier à aborder. Le pays est vu différemment par un œil féminin ou masculin. Jeune ou moins jeune également. D’après nos impressions conjuguées à celles d’autres amis cyclos, certains nous ont dit «  c’est l’un des meilleurs pays de mon voyage », certains auront trouvé les Iraniens très conservateurs, pendant que d’autres n’auront pas porté d’alliance sans rencontrer aucun problème. Nous avons également rencontré des femmes y voyageant seules, et là encore, des avis bien contradictoires nous sont parvenus. Personnellement, nous recommanderons ce pays, pour la culture, le sens de l’accueil, et la générosité que les Iraniens peuvent avoir envers les étrangers que nous sommes.

Parc Naturel du Golestan

Géorgie et Arménie : bilan & conseils aux voyageurs

Nous avons passé un mois en Géorgie (275 km) et deux semaines en Arménie (675 km). Nous y étions en mars 2016.
05-caucaseDeux pays magnifiques de par leur géographie très montagneuse mais par conséquent, très physiques à parcourir à vélo. En Arménie nous avons franchi 6 cols au dessus de 2 000m.

Nous y sommes passés en fin d’hiver et certains cols étaient tout juste ouverts. Un autre, le Goderdzi Pass en Géorgie était lui toujours fermé. Nous avons cependant pu le passer au prix de longs kilomètres à pousser les vélos dans la neige…

Les cartes utilisées :
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ous avons utilisé la carte Reise du Caucase offerte par la Compagnie des Cartes. Elle couvre toute la Géorgie, l’Azerbaïdjan et l’Arménie. Dans ces deux pays, les routes praticables sont peu nombreuses et apparaissent donc toutes sur la carte. Les reliefs et petites villes sont correctement représentés, la plupart des cols sont indiqués, on devine facilement à quoi l’on doit s’attendre !

Les routes et le trafic routier :
Géorgie : nous avons peu roulé en Géorgie mais ce que l’on peut dire c’est que les géorgiens conduisent n’importe comment ! En ville notamment ! Les routes secondaires sont généralement en mauvais état mais évitent le contact avec les voitures. La route du Goderdzi Pass est en relativement bon état et agréable jusqu’à la petite ville de Khulo. Après, c’est l’aventure ! Une piste de cailloux… mais décors splendides.

A Tbilisi, le trafic est dense, les conducteur roulent selon leur propres règles, mais à vélo, nous nous sentions plus en sécurité en ville que sur les routes de campagnes. Les automobilistes sont prudents envers nous, ne roulent pas vite et les yeux bien ouverts !

Enfin la route entre Tbilisi et la frontière arménienne est très étroite, très passante et donc très dangereuse.
Arménie : l’état des routes n’est pas meilleur mais le trafic beaucoup moins important. Les véhicules sont beaucoup plus anciens et donc bien moins rapides.
Nous avons eu a passer quelques tunnels peu ou pas du tout éclairés. Celui qui permet d’arriver au lac Sevan est plus ou moins lumineux mais il monte en pente douce sur plusieurs kilomètres. Les conducteurs ralentissent dans les tunnels, certains camions sont parfois à l’arrêt et nous connaissons des cyclos qui ont du doubler des camions dans certains tunnels !
Globalement il faut se méfier des nombreux nids de poule qui ont mis nos vélos à rude épreuve.

Nous avons particulièrement aimé la route par le Goderdzi Pass qui relie Batumi à Tbilisi par le sud. Malgré la difficulté de cette aventure dans les cailloux et la neige, elle reste un super souvenir.
Rouler au bord du lac Sevan fut également très agréable. Enfin, chaque col en Arménie, malgré la difficulté des pentes parfois très fortes, nous ont ravi par leurs paysages.

Fin de la piste dégagée...

Fin de la piste dégagée…

La neige sur la route ne nous a pas posé de problème, le passage des voitures remplace le passage des déneigeuses et cela marche plutôt bien ! Un peu de neige au sommet de certains cols, il faut alors pousser un peu les vélos mais ça passe !

Infos pratiques cyclos :

  • Nous achetions de l’eau minérale ou filtrions l’eau que nous trouvions.
  • Les markets sont ouverts tous les jours.
  • Nous avons eu un incident avec un chien, sur la route vers Kuhlo : il a voulu s’en prendre à nos mollets avant de croquer l’une de nos sacoches arrières. Un ami cyclo a eu la même mésaventure quelques heures plus tard avec le même animal. Depuis, nous avons acheté une bombe au poivre dans un magasin de chasse.
  • Certains amis ont eu des soucis avec des chiens, aucun problèmes pour nous. Nous ralentissions à chaque approche de chiens agressifs ; ils comprennent que nous sommes des humains et stoppent net !
  • Internet : dans les villes on trouve assez facilement dans de petits restaurants mais dans les villages, ça devient difficile.
  • Nous avons pris le train entre Chaschuri et Tbilisi. Le personnel a été exécrable. Bien que nous ayons pris le soin de demander si les vélos posaient problème, ils ont failli nous refuser l’accès au train. Une fois à bord, nous avons dû payer un supplément de quelques euros soit disant pour le transport des vélos. Au guichet, l’hôtesse ne nous en avait pas parlé. Les vélos rentrent mais ils sont restés entre les sièges passager, heureusement que le train était vide !
  • Faire du camping sauvage est facile. Mais il ne faut pas hésiter à demander l’hospitalité, surtout en hiver lorsqu’il fait froid, les gens vous ouvrirons leur porte ou vous trouveront un endroit à l’abri. Les stations-essence sont toujours un lieu de refuge.
  • Peu, voir pas de Warmshower en Arménie. En Géorgie quelques uns dont Lado, à Tbilisi. Il est adorable et possède un magasin de vélo. Très pratique pour quelques réparations.
  • Oubliez l’anglais ! Apprendre quelques mots de russe s’est révélé être très pratique et convivial. D’autant que si vous allez vers l’Asie Centrale, ils vous resserviront là-bas.
  • Si on vous invite à manger en vous faisant un geste de « décapitation », pas de panique, cela veut simplement dire que vous mangerez plus qu’à votre faim ! ( nous avons mis un moment à comprendre ! )
  • Un geste de « pichenette » dans le cou ? Viens boire une vodka ! ( ce n’est JAMAIS une, mais au moins 5 ! )
Le kachapuri, plat traditionnel de la région d'Adjarie

Le kachapuri, plat traditionnel de la région d’Adjarie

Nourriture : En Géorgie et en Arménie, l’alcool coule à flots !

  • Après une journée d’efforts, arrêtez vous pour un Kachapuri : pain, fromage, œuf et beurre…
  • Profitez du vin et Cognac avant l’Iran !
  • La viande est très présente un peu partout.
  • Les plats sont toujours très (TRES) bien servi ! Ne faites pas comme Rémy, soyez modeste dans vos commandes.
  • En Géorgie il y a peu de variété en fruits et légumes mais c’est encore pire en Arménie. Et tout est importé, donc c’est cher.

Tourisme :

Géorgie :

  • Batumi artistique

    Batumi artistique

    A Batumi, une journée suffit pour apprécier une balade en bord de mer et se promener en centre ville. Prendre les télécabine n’a franchement aucun intérêt. Mais si comme nous vous faites votre visa iranien, allez flâner dans le Jardin Botanique à une dizaine de kilomètres du centre ville. Très grand et très agréable. Il suffit de prendre un bus depuis le port pour un ou deux Lari.

  • Tbilisi by night - Peace Bridge

    Tbilisi by night – Peace Bridge

    Tbilisi est une ville qui nous a beaucoup plu. Une capitale à taille humaine. Louer une salle privée dans les bains peut être très revigorant. Sinon flânez dans les petites rues du centre ville.

Arménie :

  • Le Lac Sevan est superbe à voir. Les trois monastères qui le surplombent ou le bordent méritent le détour.
  • Beaucoup de gens nous ont conseillés de nous rendre à Tatev (monastères, gorges) mais la neige nous en a empêché.

Turquie : bilan & conseils aux voyageurs

Nous avons passé deux mois en Turquie et avons fait 2 050 km (voir la carte de notre itinéraire). Nous y étions les mois de janvier et février 2016.

L'Imam et son épouse

L’Imam et son épouse

La Turquie… Selon l’actualité, c’est la guerre dans la partie sud-est du pays et la crise des réfugiés… Mais pour notre part, nous l’avons vécue comme un pays au paysages variés, souvent superbes, très froid en hiver, où les gens sont souriants et très accueillants.

Les cartes utilisées :
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ous avons utilisé pour la partie ouest du pays la carte “ITM de la Turquie Ouest au 1/550 000ème” offerte par La Compagnie des Cartes. Elle précise bien les reliefs, kilométrages et petits villages, fort utiles en fin de journée pour tenter de se faire héberger. La typographie est assez différente de nos cartes habituelles, mais on s’y habitue vite. Le problème ; passé un tiers du pays, il nous faut trouver une autre carte, car celle ci s’arrête !
C’est alors un petit atlas que nous trouvons, le XXX plus précis que la carte précédente.Toute les routes asphaltées sont présentes mais il manque une vue d’ensemble du pays pour apprécier des distances.

Les routes et le trafic routier :
160205-goreme11La plupart des routes sont de larges 2×2 deux voies, en très bon état. Un peu impressionnant au début mais les cyclos que nous sommes se sentent vite en sécurité car la « bande d’arrêt d’urgence » est très large. On peut même rouler côte à côte. Le long de la mer Noire les tunnels se succèdent. On peut parfois y échapper par l’ancienne route. Mais globalement, les automobilistes ralentissent dans les tunnels.
Le trafic est assez dense sur les axes principaux, entre les grandes villes mais beaucoup plus tranquille ailleurs. Sur les petites routes d’Anatolie les routes sont quasiment désertes.

160205-goreme07Nous avons particulièrement aimer rouler sur les petites routes entre Eskisehir et la Cappadoce en passant par le Tuz Golu (grand lac de sel au centre de la Turquie).
Par contre la côte de la Mer Noire entre Samsun et la frontière géorgienne est ennuyeuse, dangereuse et il y est difficile de trouver des endroits pour bivouaquer.

Infos pratiques cyclos :

  • Nous achetions de l’eau minérale, l’eau disponible aux abords des mosquées était potable.
  • Les mosquées sont d’ailleurs signe de présence de toilettes et également de lieu pour dormir en cas de mauvais temps ! Ne pas hésiter à y demander l’hospitalité dans les villages voire les petites villes.
  • Il est très facile de se procurer de l’eau chaude si vous avez un thermos, car les turcs en font chauffer en permanence pour le thé.
  • Les markets sont ouverts tous les jours.
  • Les chiens n’ont pas été agressifs avec nous, même s’ils sont impressionnants, ils n’ont jamais rien fait d’autre que d’aboyer.
  • Internet : c’est encore assez facile de trouver une connexion, parfois au milieu de rien un petit café en aura une.
  • Prendre un bus ou un train avec les vélos se fait bien. Un petit supplément au chauffeur est demandé… Ne pas hésiter à essayer de négocier.
  • Après une nuit à -10°C

    Après une nuit à -10°C

    Faire du camping sauvage est facile. Avec l’accord des locaux, on peut poser la tente au pied des maisons sans problème ! Mais surtout, les stations essences truques sont vos amis ! De véritables caravansérail des temps modernes.

  • Les turcs sur Warmshower sont très réactifs dans la mesure où vous les contactez directement par téléphone. Le groupe Warmshower Turquie sur Facebook peut aussi vous sauvez la mise.
  • La communication en anglais n’est pas évidente, surtout hors des villes. Apprendre quelques mots de turcs s’est révélé être très pratique et convivial.
"Petit" déjeuner

“Petit” déjeuner

Nourriture : Les turcs sont les rois des petits déjeuner !

  • Le halva nous a sauvé du froid de l’hiver. C’est une pâte de sésame qui se révèle très énergétique.
  • Il faut gouter au Salep, la boisson à base de bulbe d’orchidée. Original et réconfortant !
  • La viande est très présente un peu partout
  • voir notre article où nous parlons de la nourriture en Turquie.

Bilan Grèce, conseils aux voyageurs (à vélo)

carte_bilanNous avons passé quatre mois en Grèce et y avons fait 2 350km. Nous y étions les mois de septembre, octobre, novembre et décembre 2015.

La Grèce, c’est les plages à l’eau translucide, les olives, la feta… Mais c’est aussi les montagnes à plus de 2 000m, les ours, les paysans, le tzipouro, les sources d’eau chaude, les maisons cachées non déclarées, les greek coffee à 3€, les bas côtés jonchés de détritus… Bref, un pays aux multiples facettes que nous avons beaucoup apprécié !

Les cartes utilisées :
Pour la partie nord du pays nous avons utilisé la carte routière de la Grèce Reise au 1/650 000 offerte par La Compagnie des Cartes. Étant donné que nous avons parcouru plus ou moins tout le pays, elle s’est avérée très utile. Les informations kilométriques sont justes et les courbes de niveau très pratiques. Il faut cependant savoir que dès qu’on sort du réseau principal, les routes (petites blanches sur la carte) deviennent vite très montagneuses. On s’est parfois retrouvé dans des côtes à 13-15% sur plusieurs kilomètres…

Une fois dans le Péloponnèse, on nous a offert une carte régionale au 1/250 000. Un cadeau fort appréciable, en particulier pour trouver des endroits pour bivouaquer et pour juger plus précisément du relief !

Les routes et le trafic routier :
Le réseau principal et secondaire en Grèce est en bon état. Les routes principales sont en général plutôt larges avec bien souvent, une bande type « bande d’arrêt d’urgence » sur laquelle on se sentait bien en sécurité.

Piste cyclable à Volos...

Piste cyclable à Volos…

Cependant, il ne faut pas compter trouver de pistes cyclables. Nous en avons aperçu dans certaines villes mais elles servaient plutôt de parking…

La signalisation est un point noir en Grèce ! Elle est faite pour les gens qui connaissent déjà la route. Panneaux absents ou mal placés, très peu d’indications kilométriques. Sans compter que lorsque l’on demande son chemin à un grec, il vous dirige presque toujours… vers l’autoroute !

Pour ce qui est du trafic routier, en Grèce, ça circule beaucoup moins qu’en France si ce n’est aux abords des villes. Nous avons pu rouler sur des routes en parfait état et quasi désertes à plusieurs reprises !

Route déserte

Route déserte

Routes qu’on a aimés sont représentées en violet sur la carte.


Routes à éviter :

  • les 20km pour entrer et sortir de Thessalonique côté ouest : voies rapides très dangereuses !
  • la route nationale entre Larissa et Volos : une route à double sens surchargée de poids lourds et sans bande d’arrêt d’urgence

Infos pratiques cyclos :

  • Eau potable aux fontaines dans presque tous les villages
  • Beaucoup de mini-markets mais attention aux horaires d’ouvertures : fermetures mercredi, samedi et dimanche
  • Bivouac facile mais officiellement interdit : attention sur les plages en été ! ( nous avons eu un retour d’un bivouac sur la plage en été : amende de 150 euros ! )
  • Présence d’ours dans les montagnes du nord. Ne pas prendre les panneaux d’avertissement à la légère !
  • Les vélos dans le métro d'Athènes

    Les vélos dans le métro d’Athènes

    Beaucoup de chiens errants mais pas agressifs envers nous. Plutôt se méfier des chiens de berger.

  • Internet : beaucoup de hotspots wifi, même dans les petits villages.
  • Ne pas s’inquiéter au sujet de l’alphabet grecque : presque tous les panneaux sont également en anglais !
  • Pour se rendre en Turquie, nous avons pris le bateau. Les informations sur internet n’étaient pas très claires mais c’était facile, malgré l’hiver. Il faut prendre un bateau pour se rendre sur une île grecque, puis un autre pour aller en Turquie. -un par jour, le premier environ 50 €, le second 10 €, les vélos c’est gratuit-
  • A Athènes, il est facile de mettre les vélos dans le métro, très pratique pour éviter le trafic routier de la capitale.

Nourriture : On s’est régalé !!!

  • les fruits et légumes ne sont pas trop cher
  • tyropita, genre de feuilleté au fromage ou aux épinards : pas cher et très bon !
  • De la feta dans tous les plats (ou presque)
  • Dans deux semaines la récolte commencera !

    Dans deux semaines la récolte commencera !

    Tzipuro, alcool fort fait à partir du raisin. Servi en général avec un mezze de nourriture locale.

  • Le kebab grec : le souvlaki, pour 2€50, un sandwich avec légumes et poulet. Pour les végétariens cela revient à 1€50 !

 

Vous pouvez retrouvez tous nos récits de voyage en Grèce dans le Carnet de route “Grèce”.

 

A venir, un article au sujet des associations et collectifs que nous avons rencontré en lien avec les semences et l’agro-écologie.

Bilan des Balkans & Conseils aux voyageurs

Nous sommes passés par la Croatie, la Bosnie, le Monténégro et l’Albanie. Petit bilan de ces 1 500km roulés en un peu plus d’un mois.

L’agro-écologie :
En Croatie et au Monténégro, nous n’avons parcouru que les côtes ou les îles : des endroits presque entièrement destinés au tourisme.

Ulcinj, entre mosquées et plage bondée

De ce fait, très peu, voire pas du tout d’agriculture même conventionnelle. Seuls les oliviers sont omniprésents. Il faut dire que la géographie locale n’aide pas. Les îles croates et la côte sont de véritables montagnes russes.
Nous avons tout de même pu passer une semaine, sur l’île de Brac, avec Sabine, une allemande qui fait de la permaculture un réel mode de vie.

Paysage rural

Paysage rural d’Albanie

Cela dit, il semblerait qu’au nord, vers Zagreb, il est plus facile de trouver des exploitations en bio ou des projets alternatifs.

En Albanie l’agriculture réapparaît, et à petite échelle. Ici, pas ou peu de mécanisation. Les champs sont donc à taille humaine et les hommes utilisent la faux. On transporte le foin à dos d’âne ou de cheval. Chaque famille ou presque possède une ou quelques vaches pour le lait et cultive un potager. On ne trouve pas de « bio » labellisé mais l’agriculture semble pratiquée « à l’ancienne » et donc bio par nature.

Les cartes :
Nous avons utilisé deux cartes Freytag & Berndt offertes par La Compagnie des Cartes qui nous avait plutôt conseillé les cartes de la marque Reise. On aurait peut-être dû prendre plus en considération leur conseil car les Freytag & Berndt se sont révélées très fragiles. Sur la deuxième, nous avons scotché tous les plis avant de l’utiliser. Résultat très solide !

  • La première, « Carte routière de la côtre croate », est très précise par son échelle au 1/200 000ème. Les routes « blanches » sont parfois des chemins de cailloux absolument pas carrossable, donc méfiance. Toutes les villes, grandes et petites, apparaissent et les données kilométriques sont exactes. Point négatif des cartes Freytag, les courbes de dénivelé n’apparaissent pas, ce qui, à vélo, peut être très contrariant. Surtout dans les îles croates !

    ...

  • Avec la seconde, « Carte routière des Balkans au 1/600 000ème », on retombe au niveau de précision qu’on avait en Italie, 1/400 000ème. C’est pour nous le bon compromis entre précision et nombre de cartes à emporter/acheter. Celle-ci en particulier est très intéressante car malgré son nom, apparaissent dessus le Kosovo, le Monténégro et l’Albanie. Les distances indiquées sont fiables ce qui n’est pas du luxe lorsqu’il n’y a aucune indications kilométrique dans le pays (Albanie).

Sur la route …
En Croatie et au Monténégro, l’état des routes est plus que correcte. La circulation était dense sur la côte à cause des voitures étrangères (2 sur 3) mais les conducteurs sont plutôt prudents si on oubli les « chauffards » de bus !
Sur les îles, ça monte et ça descend tout le temps ; on passe souvent du niveau de la mer à 500m d’altitude.

Les ferry coûtent environ 10€ pour un adulte+un vélo.

En Albanie, nous nous attendions à pire. Le réseau principal est en relativement bon état. Les conducteurs sont habitués aux vélos et aux charrettes en bord de route et font donc les écarts nécessaires. Le réseau secondaire est par contre en très mauvais état. On passe souvent d’une chaussée correcte à un chemin plein de trous et de cailloux.

Pour conclure, si c’était à refaire, nous ferions les côtes croates et monténégrines au printemps ou à l’automne et irions plutôt dans l’intérieur des terres, dans les montagnes, en été.

Paysage Albanais

Paysage Albanais

L’Albanie a été une vraie bonne surprise pour nous. Les albanais nous ont accueillis ou aidé pratiquement tous les jours. Pas une journée ne s’est passée sans que l’on nous offre des fruits, des légumes, du pain, de l’eau, un repas, ou même l’hospitalité. Et malgré la pauvreté omniprésente du pays, les gens, petits et grands, nous adressaient toujours de larges sourires.

Bilan de notre passage dans le nord de l’Italie

Nous y avons passé 26 jours et fait 1120km.

C’est un peu plus que se que nous imaginions, à cause des nombreux détours dus à la chaleur, à l’humidité, et aux contraintes administratives inattendues. Heureusement, l’aide des gens, leur générosité, les rencontres que nous avons pu faire nous ont réconfortés. Nous avons aussi pu trouver de l’eau facilement, ainsi que des bars climatisés où nous pouvions nous connecter. casale9Malgré de longues heures à pédaler dans des paysages plats et sans intérêt, le petit village Moncensio perché dans les montagnes au pied du Mont Cenis nous a plu.

Venise

Venise

Tout à l’est, Venise, la ville-monument, nous a laissée admiratif devant ses petites ruelles et canaux parcourus par d’agiles gondoliers. Les lacs du nord (Iseo et Garde) sont de magnifiques endroits, malheureusement envahis d’un tourisme trop haut de gamme à notre goût…

Les routes italiennes sont dans un état correct, mais sont très passantes à toutes heures de la journée. Les panneaux routiers en Italie sont complètement farfelus ! Une ville indiquée à 20km est à 25km 2 min après… Les pistes cyclables sont soit en très très mauvais état, soit durent 200m et se terminent par … un mur !
Nous avons utilisé les carte Michelin d’Italie du nord ouest et du nord Est (561 et 562) fournies par La Compagnie des Cartes. L’échelle, 1/400 00ème, était correcte, quoi qu’un peu grande pour un pays avec tant de petites routes. En effet elles n’apparaissaient pas toutes. Nous pensons avoir fait le bon choix pour ce genre de voyage car nous ne voulions pas emporter trop de cartes différentes à des échelles plus petites.

Les campings sont soit inexistants soit pas abordables : 40 euros par nuit pour deux cyclistes , c’est hors de notre budget !

Nous nous disons que l’Italie est grande et que les régions plus au sud doivent être plus faciles et jolies que celles que nous avons traversées. La chaleur n’a pas arrangé les choses, tout aurait été plus sympathique sans ces hautes températures, l’humidité ambiante et les moustiques.

marcon009Au travers de nos trois rencontres avec des agriculteurs biologiques italiens, nous avons ressenti qu’isl rencontrent beaucoup de difficultés.  Les italiens sont très peu portés vers la bio et l’état n’ accorde aucune aide aux producteurs, ils sont alors un peu livrés à eux même.
Le premier que nous avons rencontré fait également Bed&Breakfast,  le second accueille un centre aéré pour l’été pour pouvoir avoir un revenu correct. Leur production de fruits et légumes a également du mal à être écoulée malgré les marchés, paniers, vente à la ferme. Tous les moyens sont bons!
Nous ne vous livrons ici que notre point de vue après un petit mois passé en Italie.

Nous quittons le pays contents de découvrir de nouveaux paysages et de voir enfin du relief mais nous regrettons déjà les fontaines dans chaque village et les fromages italiens !