Du 1er jullet au 4 : Italia, Molto Caldo !

Après un bivouac à Termignon, aux portes du Parc de la Vanoise, l’heure était venue de s’attaquer au Mont Cenis. Levés à l’aube en prévision de la chaleur annoncée, nous partons affronter les mille mètres de dénivelé qui nous attendent. La montée est longue, 10 kms au total. Les sapins nous protègent du soleil, nous montons lentement mais surement. Après 2h30 de montée, il ne nous reste que quelques kilomètres avant l’arrivée. Un vent fort et froid descend de la montagne. Il nous rafraîchit dans un premier temps et très vite nous freine et nous glace. Nous mettons nos vestes d’hiver et pédalons contre le vent de face pour le dernier kilomètre.

Puis enfin le sommet à 2083 m ! La vue tant attendue n’est pas au rdv. Nuages et brouillard nous cachent le lac et les sommets alentours.

La bière que nous avions prévu de nous offrir se transforme en chocolat chaud. Nous pique niquons face au lac puis décidons de repartir alors que nous comptions bivouaquer ici. Le temps froid et maussade nous pousse vers la descente : direction la frontière Italienne !
La descente est bien plus impressionnante que la montée. De grands lacets nous font perdre rapidement de l’altitude.
Sur les conseils de Benoit (de la Vélobricolade) nous bifurquons en pleine descente vers Moncenisio, un petit village perdu au beau milieu de la montagne !

Pour fêter notre premier col et notre passage en Italie, nous dinons dans un petit restaurant où nous sommes les seuls clients. Nos premiers pas en italien sont pour le moins hésitants…

Repus, nous bivouaquons sur les hauteurs du village, avec l’accord des habitants.

Le 2 juillet :

Nous descendons de Moncenisio, direction Novalesa, puis Susa. La descente est vertigineuse à tel point que nous nous arrêtons pour laisser refroidir les jantes !

Nous ne pédalons pour ainsi dire pas du tout jusqu’à Susa o`nous nous ravitaillons : pain, légumes, fruits…

Un coup d’oeil sur la carte et nous repartons vers Turin. La route est maintenant plus plate, il nous faut pédaler et on sent bien que le col d’hier a laissé des traces !

Vers 11h, la chaleur devient pesante, nous nous arrêtons donc au bord d’un torrent pour manger, faire la lessive et prendre une douche. Nous construisons un abri de fortune à l’aide de notre couverture de survie en espérant nous protéger du soleil… C’est peine perdue, il fait vraiment trop chaud ! Nous passons le reste de notre pause les pieds dans l’eau fraiche du torrent.

Nous reprenons ensuite la route, non sans mal, dans l’optique d’atteindre Avigliana et ses deux lacs pour y passer la nuit.

Après plusieurs kilomètres sous un soleil écrasant, nous arrivons au bord du « lac piccolo ». Magnifique endroit, les montagnes surplombent le lac, nous admirons ces derniers reliefs.

L’eau du lac nous rafraichit. Il devrait y en avoir des comme ça tous les soirs !

Nous posons la tente pas très loin. Pendant la nuit, nous voyons des lucioles voler tout autour de la tente !

Le 3 juillet

Direction Turin ! Nous entrons vite dans la proche banlieue, grandes maisons et belles voitures. Nous voyons la ville au loin, pensons trouver une ville ressemblante à Chambéry. Tout faux !

Le boulevard Corso Francia long de 10 kms nous amène dans le centre, avec des feux tous les 100 mètres. Nous tentons de visiter le centre ville, la chaleur et les voitures nous refroidissent vite, façon de parler. Après avoir trouvé une petit magasin de « frutti e verdura » nous pique niquons dans un parc le long du Po à la sortie de la ville.

Notre repas terminé, une dame à vélo nous accoste et nous demande d’où nous venons. La discussion se faisant (en français!), elle nous invite à venir prendre une douche. Nous acceptons volontiers, et nous voilà chez elle. Elle nous cuisine un très bon plat de pâtes et nous passons le début d’après-midi à discuter de voyage, de nous et d’elle. Elle s’appelle Héléna et vit avec deux jeunes d’origine afghane. Tous deux sont impressionnés par notre voyage alors que le leur fût bien plus périlleux…

Après beaucoup de « Gracie mille », nous repartons de chez Héléna , le ventre plein, propres et le sourire aux lèvres !

Grâce aux cartes qu’Héléna nous a offert (Le Po à vélo), nous évitons les grands axes et trouvons un endroit pour passer la nuit… Une nuit empreinte d’une chaleur lourde que l’orage fera quelque peu retomber.

Le 4 juillet :

Objectif : pédaler jusqu’à Casale car finalement, quand il fait si chaud, rouler nous donne une sensation de fraicheur.

Nous naviguons donc entre champs de maïs et rizières sous un soleil de plomb. Le paysage le long du Pô est plutôt monotone. Les villages dans lesquels nous passons semblent vident de vie et même les tracteurs ne servent qu’à pomper l’eau du fleuve pour irriguer les cultures de riz.

Après de nombreux kilomètres sur des chemins caillouteux nous arrivons à Casale d’où nous écrivons.
La villes est très jolie mais la température ne descend pas. Nous allons reprendre les vélos pour faire encore quelques kilomètres et planter la tente.

 

Du 27 au 30 juin. Premiers coups de pédale !

Après une semaine de préparatifs bien chargée, nous partons de chez les parents d’Elisabeth samedi matin. Les premiers kilomètres se font accompagnées de la maman de Rémy, son oncle et du frère d’Elisabeth depuis Saint Jean d’Arvey (6km de descente pour commencer, on ne va pas se plaindre!).
Nous retrouvons au parc de buisson rond famille et amis pour passer un moment ensemble et dire les premiers « à bientôt ». Après le café et les croissants, nous nous élançons vers le Lac de St André accompagnés d’une vingtaine de proches ! L’ambiance est joyeuse sous un beau soleil de juin ! Nous profitons de chacun pendant l’après midi et à 16h, nous enfourchons enfin nos vélos pour le départ «  officiel ». Un moment fort en émotions, bien que nous ne réalisons pas vraiment que nous partons pour des milliers de kilomètres !
Auriane et Dylan, les « farfadets butineurs », nous accompagnent pour le premier bivouac. Nous passons la première soirée au lac de Saint Pierre d’Albigny entre bière, moustiquesss(!) et feu de camp.

Le 28 juin, ça y est, nous ne sommes plus que tous les deux ! Nous passons par Chateauneuf voir le potager de l’école primaire qui nous suit – très beau potager – et nous entrons dans la vallée de la Maurienne ! Nos cartes peu détaillées nous font prendre une route qui monte pendant plus d’une heure et demi jusqu’à St Georges d’Hurtières, bel entrainement ! Nous retrouvons Lucile et Benoit au lac des Hurtières et passons la soirée avec eux au bord de l’eau ! Ils nous invitent à dîner, chouette moment, merci !

Le 29 juin, sur les conseils de Lucile et Benoit, nous évitons les grands axes et grandes côtes, la Maurienne est très belle et nous impressionne par ses sommets entre 2500 et 3000m! Nous roulons un peu l’après-midi mais la chaleur se fait de plus en plus sentir. Nous choisissons de ne pas continuer beaucoup plus loin et trouvons à nouveau un lac près de Saint Jean de Maurienne où nous passons la nuit !

Le 30 juin, lever tôt pour éviter les grandes chaleurs ! Nous prenons la route nationale car il n’est plus possible de prendre de petites routes. Il n’y en a d’ailleurs plus ; la vallée se rétrécie de plus en plus, à tel point que parfois nous roulons sous l’autoroute et entre l’Arc et la voie ferrée.
Finalement, elle n’est pas si passante que ça, alors nous montons tranquillement vers Modane (1 100m), d’où nous écrivons. Nous prévoyons de continuer encore un peu ce soir, et de passer le col demain…