Entre les îles et le continent, on est allé sur la lune!

Depuis le 30 juillet : les îles croates

Réveil difficile après seulement quelques heures de sommeil. Les nuages noirs de la nuit ont laissé place au ciel bleu habituel.

Valun

Valun

Nous quittons donc Valun, vélos à la main, par la fameuse côte à 18%… De tels efforts dès le matin nous donnent une super idée : prendre un chemin caillouteux indiqué piste cyclable pour retourner vers Cres. D’ici, il paraît plat, mais ne fois dessus, c’est dix kilomètres de galère à se dire « ça va forcément être mieux après… ». Les montées et descentes dans les pierres n’en finissent pas… Nous devons pousser les vélos un à un à plusieurs reprises ! La seule chose qui changera pendant ces 3h, ce sera le vent, qui ne cessera de se renforcer…

Nous arrivons tant bien que mal à Cres et nous dirigons en fin de journée, après un repos bien mérité, vers l’embarcadère de Merag pour rejoindre l’île de Krk. La nuit tombant de plus en plus vite, nous plantons la tente quelques kilomètres avant le port, dans les montagnes, parmi les moutons.

Le lendemain matin, nous prenons le ferry pour Krk et, par chance, nous enchaînons sans attendre une minute avec celui qui nous emmène sur l’île de Rab. Nous échappons à 4h d’attente entre voitures, camions et bitume !

La traversée est plus longue que les précédentes, nous pouvons d’autant mieux apprécier les paysages alentour. Les montagnes de Cres à droite, qui plongent dans la mer et l’île de Krk, à gauche, beaucoup plus boisée.

Pag - Lopar

Pag – Lopar

Nous débarquons à Lopar et tentons de nous rendre sur l’une des nombreuses plages à proximité mais les chemins chaotiques ne sont pas praticables avec nos vélos chargés. Dommage, ces petites criques semblaient vraiment jolies.
Nous tentons notre chance de l’autre côté de Lopar (qui est une sorte de presqu’île) et nous nous retrouvons sur d’immenses plages bondées… Nous ressentons une sorte de frustration à ne pas pouvoir nous rendre dans des endroits plus isolés « à cause » des vélos et les plages accessibles sont surchargées de vacanciers et très bétonnées…

Nous quittons Lopar et passons de l’autre côté de la « montagne » pour nous retrouver dans une petite

Bière croate en bord de mer

Bière croate en bord de mer

baie, beaucoup plus calme et agréable, où nous passons la nuit à côté d’une maison à vendre.

Au petit matin, nous prenons la direction de Rab, la principale ville de l’île, d’où devrait partir un bateau pour Pag. Nous débarquons de bonne heure dans une cité qui se réveille. Peu d’agitation, quelques personnes prennent un café en terasse. Mais très vite, après avoir appris que le seul bateau qui peut nous emmener à Lun (sur l’île de Pag) part à 12h et que c’est un tout petit bateau, les touristes sortes de toutes part ! Des bateaux et des yachts dans tous les sens… Après s’être fait alpaguer 3 fois par des « Taxis Boat », on se rend rapidement compte qu’il s’agit d’une destination touristique très chic…

Mais puisque nous avons quelques heures devant nous, nous posons les vélos et visitons la vieille ville de Rab à l’intérieur des fortifications.

A 12h, nous sommes une vingtaine de personnes à attendre pour embarquer dans la coquille de noix qui ne peut en recevoir que 12 (c’est écrit dessus!).

Qu’à cela ne tienne, les bagages sur le toit et les vélos sur le pont, nous montons tous et c’est parti !

Traversée risquée entre Rab et Pag

Traversée risquée entre Rab et Pag

Une demie heure de traversée pas très rassurante d’autant que des gamins de 7-8 ans s’amusent avec le « volant » et font virer le bateau à plusieurs reprises. On arrive finalement bien à Lun avec tout le matos !

Sur l’île de Pag, le décor change. Nous parcourons un paysage rocailleux strié de kilomètres de murets de pierres et d’innombrables oliviers : on adore !

Après avoir traversé le « Ibiza croate » (Novalja), nous bifurquons sur un chemin en bord de mer qui fait face à des montagnes blanches. Ambiance lunaire. Nous rencontrons le soir deux familles de polonais en camping car. Nous passerons un agréable moment avec eux à parler voyages et vin bulgare !

Pag, lunaire

Pag, lunaire

Souhaitant prolonger l’exploration de Pag qui nous plaît vraiment beaucoup, on décide d’y rester une journée de plus. En effet, l’île est très impressionnante par ses paysages et son calme. On y croise beaucoup moins de vacanciers étrangers et plus de croates. La fin de journée sera marquée par la rencontre d’une dame suisse très amusante qui nous donnera de l’eau pour le bivouac du soir. En Croatie, trouver de l’eau n’est pas évident. Il n’y a pas, comme en Italie, des fontaines à tous les coins de rue. La gratuité n’existe pas ici. Les touristes sont là pour consommer !

Mardi 4 août, on quitte Pag en longeant ses montagnes blanches qui se jettent dans des eaux turquoises.

On pédale toute la matinée pour rejoindre la ville de Nin, dans laquelle nous prenons un camping, et qui semble être réputée pour ses plages et ses salines. C’est l’occasion pour nous de laver nos affaires, de prendre une (des) bonne(s) douche(s) et de nous reposer.

Revigorés, nous prenons le lendemain la direction de Zadar. Il s’agit sans doute de notre jour de chance car une piste cyclable séparée de la route (!!!) nous y emmène tout droit. Beaucoup de croates arborent ici un drapeau aux couleurs du pays sur leur voiture.

Nous entrons dans la ville et d’autres drapeaux flottent aux fenêtres. Patriotes les croates !
Posés sur le parvis d’une église des avions nous surprennent à faire des figures dans le ciel type la patrouille de France ! Spectacle impressionnant ! Nous nous disons qu’ils doivent s’entraîner pour un futur événement important jusqu’à ce qu’on nous informe qu’aujourd’hui, c’est la fête nationale croate ! Drapeaux, avions… ok !

Nous ne restons pas plus longtemps dans Zadar et prenons la route principale, le long de la côte, en profitant de l’absence de camions en ce jour férié.

Nous prenons plaisir à voir défiler les kilomètres sur des routes moins accidentées malgré que le bord de mer soit une succession d’hôtels, d’autocamps et de plages. Bonne nouvelle, les figues commencent à être bien mûres sur les arbres, pour notre plus grand bonheur !

Le soir, nous trouvons un joli coin pour bivouaquer au bord du lac d’eau douce de Vransko (Vrana en français). Un site magnifique à l’écart de l’agitation touristique.

Très tôt le matin, nous reprenons les vélos pour emprunter la route n°8 qui est aujourd’hui bien plus passante ! La chaleur est remontée d’un cran, ce qui ne facilite pas les choses. A Sibenik, nous nous arrêtons pour manger et faire un tour dans la vieille ville qui semble très jolie mais…pleine d’escaliers ! Une fois de plus, nous sommes une peu « bloqués » avec nos vélos et ne restons pas plus longtemps.

Nous prenons la décision de quitter la route de la côte pour « couper » par les montagnes. Ce ne sont désormais plus des dizaines de voitures allemandes, hongroises ou italiennes qui nous doublent mais simplement quelques voitures croates. Nous pédalons entre des villages entièrement croates, les habitations sont bien différentes que celles au bord de la mer. Beaucoup de maisons ne sont pas finies mais déjà habitées et beaucoup d’autres sont en cours de construction mais ont l’air abandonnées. Tous les jardins ont leur potager, avec uniquement des tomates et des poivrons blancs. Et toujours un figuier !

Bivouac parmi les loups!

Bivouac parmi les loups!

Le soir nous demandons conseils à trois enfants croates afin de trouver un endroit pour bivouaquer. Le plus âgé nous dit de ne pas dormir dans les prés à cause des animaux sauvages et nous amène alors jusqu’à une maison inhabitée un peu plus loin où nous pouvons dormir sur la terrasse abritée. Ca tombe bien, un orage semble se profiler.

Nous nous endormons protégés du vent sur la terrasse. Tard dans la nuit, nous sommes réveillés par des aboiements un peu plus loin . Nous entendons des aboiements de chiens qui répondent aux hurlements de loups… Ce n’est pas très rassurant et nous sommes un peu surpris, mais les loups ne s’attaquant pas à l’homme (n’est-ce pas?), tout ira bien. Nous savons désormais qu’il est prudent de demander aux habitants où nous pouvons dormir !

Le réveil fut un peu difficile, mais nous reprenons les vélos tôt pour éviter la circulation et rouler à la fraîche, car nous savons qu’une longue montée nous attend. Nous montons alors pendant deux heures avant de redescendre sur la mer en 15 minutes. A 400 m d’altitude, la vue sur la baie de Split est magnifique.

Une trentaine de kilomètres en bord de mer entre aéroport, usines, grands ports industriels nous attendent avant de rejoindre Split. L’arrivée dans la ville est très difficile car nous ne trouvons qu’une voie rapide pour entrer mais nous trouvons par miracle un petit bout de trottoir qui nous écarte de la route et nous emmène dans la ville par des petites routes et montés à plus de 15%, oui forcément.

Couché de soleil sur l'île de BracNous nous dirigeons vers le port pour prendre un bateau pour l’île de Brac sur lauqelle nous prenons un camping car le bivouac semble interdit. Un magnifique couché de soleil combiné à de gros orages au loin accompagnent notre repas sur la plage…

Couché de soleil sur l’île de Brac

Sur cette île se trouve une ferme en permaculture qui a l’air très intéressante. Nous allons y passer quelques jours en tant que volontaires pour les rencontrer et découvrir ce que peut être l’agriculture bio en Croatie. Jusqu’à maintenant, nous n’avons vu aucune trace de quoi que ce soit de biologique, respect de l’environnement ou autre en Croatie. Nous sommes curieux d’en apprendre un peu plus…

 

3 commentaires

  1. Mais c’est quoi ces deux d’artifice et ces défilés dans la rue, ils sont bizarres ces croates ! 😉 Bonne semaine de permaculture !

  2. On a pensé à vous sur les plages de Ronce les Bains . Samson a les cheveux encore plus longs et a fait sa rentrée en CP !
    Quel courage de faire une telle aventure , et , merci encore de partager avec nous vos impressions .
    Pour l’Inde je vous passerai des infos en temps voulu .

    A plus tard
    Daniel

  3. Bonjour Daniel!
    Ton message nous fait vraiment plaisir.
    Le voyage se passe merveilleusement bien. Nous rencontrons des gens formidables tous les jours ou presque.
    On sera ravis d’avoir des infos sur l’inde dans quelques temps.
    On vous embrasse.

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