Nous voilà en Grèce!

 

Nous entrons en Grèce le dimanche 6 septembre et comptons y rester environ trois mois. Ce sera l’occasion pour nous de donner une nouvelle dimension à notre voyage.
La Grèce est un pays de 11 millions d’habitants, et comme tout le monde le sait, le pays est dans une situation économique, sociale et politique très complexe. Nous allons alors essayer de comprendre, via nos rencontres, ce que les grecs vivent vraiment.
Parallèlement, beaucoup d’alternatives se développent. Nous prendrons le temps de les rencontrer. Nous prévoyions de faire du WWOOFING pour apprendre le travail de la terre. Le WWOOFING est un échange ; il existe une base de données sur internet où chaque ferme biologique qui le désire poste une annonce pour demander l’aide de volontaires, moyennant le gîte et le couvert.
Nous souhaitons rencontrer le collectif Peliti qui, un peu comme Kokopelli en France, préserve des anciennes variétés de semences. Plusieurs groupes locaux existent dans toute la Grèce, et reproduisent des variétés de semences locales. Ainsi multipliées, les graines sont ensuite distribuées gratuitement lors de festivals, de rencontres ou sur simple demande.
Bref, la Grèce nous questionne et nous souhaitons prendre le temps de la découvrir, elle et ses habitants.

Des animaux sauvages peuvent traverser!Le dimanche 6 septembre, nous entrons donc en Grèce, accueillis par un large sourire du douanier et par une longue descente de plusieurs dizaines de kilomètres, où plusieurs panneaux attirent notre attention. Des animaux sauvages peuvent traverser ! Mais dans ce pays ce ne sont pas des lapins ou des cerfs, plutôt des loups et… des OURS !!! Amusés, nous regardons les hautes montagnes boisées et les imaginons ça et là, gambadant dans la nature et chantonnons « Bouba, mon petit ourson »…

Des animaux sauvages peuvent traverser!
Une fois dans la vallée pleine de petits villages, nous posons la tente dans un près, à quelques centaines de mètres des habitations : un super spot pour bivouaquer ! Quelques minutes avant la tombée de la nuit, une voiture débarque vers nous : peut-être n’avons nous pas le droit d’être là… Après quelques minutes de discussion, nous comprenons que nous sommes sur le territoire d’un ours et qu’il faut que nous allions 200 m plus loin pour poser notre tente et être en sécurité !
En effet, les ours ont leurs lieux de passage bien précis et mieux vaut ne pas s’y trouver… Pas très rassurés, nous ne chantonnons plus et dormons dans le village, près des maisons.

Après une nuit un peu agitée, nous allons jouer aux inspecteurs dans la ville de Kastoria. Nous souhaitons rencontrer un membre du groupe Peliti, qui habite dans les environs. Nous n’avons que son nom. Nous demandons dans un bar, non. Dans un premier magasin bio, non. Tomas, le gérant du deuxième magasin bio connaît Peliti mais pas la personne en question. Il passera deux heures à traquer la fameuse Nouli sur Facebook et au téléphone avec ses contacts.
Quelques heures plus tard, nous nous retrouvons chez elle, à parler de Peliti, de spécialités grecques, d’ours, mais aussi de politique.

Nouli dans son potager

Nouli dans son potager

Elle a créé le groupe de Peliti à Kastoria au début du printemps dernier. Les membres reproduisent des anciennes variétés de semences, pour ensuite les rassembler et les partager soit lors de festivals, soit au « siège » de Peliti qui les distribue gratuitement à d’autres occasions.
Son jardin est petit, mais elle y fait vivre 70 variétés différentes. Une belle preuve de biodiversité !
Le lendemain, nous la quittons avec un pincement au cœur… nous repartons vers Kastoria pour y retrouver Tomas qui nous a invité à faire un barbecue dans son jardin.
En deux jours en Grèce, nous sommes déjà surpris par tant de générosité et de bienveillance à notre égard.

Nous prenons ensuite la direction de Thessalonique, un éco festival s’y tient en fin de semaine. Nous franchissons un petit col accompagné d’un cyclotouriste autrichien, et rencontrons la pluie et le froid pour la première fois depuis le début du voyage.
En fin de journée, sous un ciel très menaçant, Lazaros, un grand-père grec (quinze fois!), nous permet de dormir dans son abri de jardin tout confort : lit, poêle à bois, radio. Et cette proposition tombe à pic puisqu’à peine installés, il se met à tomber des cordes.

Avec Lazaros et Vespera

Avec Lazaros et Vespera

Comme à notre habitude nous dinons tôt et une fois notre copieux repas terminé, deux des petits enfants de Lazaros viennent nous apporter… un repas complet : poulet, frites, salade tomates, feta, biscuits apéro, la totale ! Embarrassés, nous ne nous sentons pas de refuser et enchaînons un deuxième dîner qui ne passera, finalement, pas si mal que ça.
Le lendemain matin, invités à prendre le petit déjeuner, nous passerons un long moment à discuter avec lui et son épouse.

Malgré la pluie qui continue, nous reprenons la route vers la ville d’Edessa. Nous roulons toute la journée sur la route nationale, entre les montagnes que nous ne distinguons même pas, tellement les nuages sont bas. Nous passons la barre des 3 000km et, en fin de journée, alors que nous sommes enfin secs, la pluie reprend de plus bel. Nous trouvons alors refuge pour la nuit, en équilibre (voir la photo), près des vestiaires d’un terrain de football.

Vendredi 11 septembre, nous nous rendons près de Giannitsa, dans un ranch, où Theoharis, nous offre l’hospitalité pour la nuit.
Après une courte mais dure montée, nous arrivons donc dans ce très bel endroit, en haut des collines. Sont pas mignons... ?Nous sommes logés dans un très joli studio fabriqué à partir d’un wagon. Nous rencontrons Theoharis qui n’a malheureusement pas de temps à nous consacrer pour nous expliquer ce qu’il fait ici. Nous apprendrons simplement qu’il y élève des chevaux et des cochons de races anciennes.
Nous visitons donc seuls le ranch et nous amusons des différentes races de cochons présentes.

Sont pas mignons… ?

Le lendemain, nous allons à Thessalonique, 1,5 million d’habitants. On appréhende un peu…
Les premiers kilomètres sont très agréable puisque nous roulons sur une large route où nous sommes presque seuls. La suite l’est beaucoup moins puisque pour rentrer dans Thessalonique, nous sommes obligés de rouler sur de la voie rapide (2×2 voies). Après maints détours, nous débouchons sur le port et les quais de la ville. Et là, miracle, une piste cyclable !
Nous nous rendons au festival du « handmade » (fabrication artisanale), dans un parc arboré et retrouvons Nouli, notre amie de Kastoria. Grâce a elle, nous rencontrerons beaucoup de monde à Thessalonique comme les militants de Peliti, avec qui nous échangerons de nombreux paquets de semences. Nouli nous présente également Ismini qui nous hébergera durant trois jours. Elle nous explique qu’elle travaillait dans une banque et que maintenant, elle souhaite aménager un terrain pour y cultiver la terre. Nous l’aiderons d’ailleurs à creuser les 77 trous pour les arbres de son futur verger.
A cette occasion, Elisabeth aura droit à une coupe de cheveux radicale, en plein air, face à la mer Égée.

Ismini, Pavlos et Nouli

Ismini, Pavlos et Nouli

L’un d’eux portera nos noms !
Nous remercions vraiment nos deux « Greek Mothers », Nouli et Ismini, qui nous ont pris sous leur aile durant ces quelques jours où nous avons vécu à l’heure grecque, entre copieux repas et Tzipuro (alcool traditionnel issu de raisin) à gogo !

Giorgos, rencontré via Warmshower, prend ensuite le relais et nous héberge pour deux nuits. Le temps pour nous de visiter Thessalonique et de régler quelques problèmes logistiques (réparation d’un matelas, réception d’un colis…).

Vendredi 18 au matin, en quittant la ville, nous croisons trois cyclotouristes : un allemand, la trentaine, qui fait un tour du monde et deux Néo-Zélandais, à la retraite, qui vont de Grèce jusqu’en Allemagne par les Balkans. Belle preuve que le voyage à vélo peut se pratiquer à n’importe quel âge. La sortie de Thessalonique est encore plus chaotique que lorsqu’on y est arrivé. Après 30km de détours, nous retrouvons la campagne, les rizières et les champs de coton.

Bivouac face au Mont Olympe

Bivouac face au Mont Olympe

Nous roulons désormais en direction de Katerini avec le Mont Olympe en point de mire. Nous bivouaquons samedi soir à quelques kilomètres de la ville.

3 commentaires

  1. Alors ça donne quoi cette coupe de cheveux radicle ? 😉

  2. Hey guys!
    Elisabeth & Remy thank you for your beautiful words.
    It was my great pleasure meeting you both and spent some time with you (although i have already told you this) 🙂 you are amazing “kids”
    Thank you for the… “Greek mother”… seems to be in my destiny for some of my friends to call me “mother” 🙂
    Hope to see you again 🙂

  3. We are home again from a magnificant tour through the Balkan. We met you with our camper in Albanië. We see you are already in Greece and stay there for a while. We hope you will have a wonderful future now!!
    Take care and: bon voyage!

    Love, Douwe and Ymkje

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