Athènes : entre potagers sur les toits, aide aux réfugiés et retrouvailles

Après une journée de repos à Paralia Astros, nous nous sommes rendus dans un lieu nommé Elpidohori (=Hopeland =Terre d’espoir) à quelques kilomètres d’Argos. Il s’agit d’un endroit où se tiennent des séminaires de permaculture, de méditation, etc…
Nous y avons rencontré Anastasia et son mari, Giorgos, qui sont en tant que bénévoles. En contrepartie de pouvoir vivre ici, ils s’occupent de l’entretien de la maison, du potager et du terrain. Tous deux ont perdu leur emploi récemment et la situation devenue vraiment difficile en Grèce, les a décidés à tenter cette aventure.
151210-athens_004Nous y sommes restés cinq jours, le temps pour le soleil de réapparaître et pour nous de faire plus ample connaissance avec le couple. Les hasards de la vie les ont menés à Elpidohori, où ils réalisent leur rêve d’une vie plus simple et plus en relation avec la nature. Cinq jours très agréables durant lesquels nous avons pris le temps de nous reposer, de cuisiner -grec- et de nous adonner à diverses activités créatives. Elisabeth a pu apprendre à tisser avec Anastasia pendant que je me perfectionnais à la fabrication d’attrape-rêves.

Après quelques séances d’aide au désherbage, nous avons repris la route pour rejoindre Athènes. En visitant la jolie ville de Nafplio, nous découvrons sur les sommets alentours les premières neiges. Les journées sont de plus en plus courtes et les rayons du soleil ne nous réchauffent plus que quelques heures par jour. Ceci dit, nous sentons que nous sommes bien au sud et que le soleil est bien plus chaud. Nous gagnons alors la côte du golfe de Saronic. Nous trouvons un joli bivouac en haut d’une falaise de craie blanche, au dessus de la mer. Mais face à nous, un immense terminal pétrolier et de nombreux tankers en attente de livrer l’or noir…

Le lendemain, le 3 décembre, nous prévoyions de prendre le train pour Athènes afin d’éviter de nous retrouver sur des routes dangereuses avant la capitale. Nous traversons le fameux canal de Corinthe. Creusé à même la roche, il relie le golfe de Corinthe au golfe de Saronic, en ligne droite, sur plusieurs kilomètres. Une fois arrivés à la gare qui nous semble déserte, un employé nous interpelle par une fenêtre : «  Aujourd’hui c’est jour de grève sur toute la ligne, revenez demain ! ». Ici, pas de service minimum, aucun train ni bus ne circule. Un comble pour deux français d’être bloqués par une grève dans un pays étranger ! Mais c’est de bonne guerre, ils essayent d’obtenir de meilleurs conditions de travail. Nous décidons alors de rester dans le coin et de profiter de la journée pour nous reposer et trouver un agréable bivouac en bord de mer, sur une terrasse de bar.

A vélo, dans le métro !

A vélo, dans le métro !

Le lendemain matin la grève est levée, mais les quais sont au deuxième étage et l’ascenseur est en panne. Nous montons les deux étages avec nos vélos, embarquons dans un premier train, puis dans un deuxième, puis prenons le métro… Eh oui, à Athènes, les vélos sont autorisés dans le métro, les grecs ne comprennent d’ailleurs pas pourquoi en France cela ne se fait pas ! C’est pourtant si simple !

A Voula, dans une banlieue chic d’Athènes, nous sommes hébergés par Marilena et Andy. Ils font partie d’un groupe qui préserve les semences dans la région de l’Attique, et intervient dans les écoles pour sensibiliser les enfants et mettre en place des potagers. Par ailleurs, ils pratiquent la méthode Fukuoka et cultivent également sur leur toit.

Ioannis et Tina nous hébergent également quelques jours. Ils participent à un groupe qui crée des potagers, préserve des semences, se rend dans des écoles… Ioannis nous fait visiter son toit rempli de jeunes plans à distribuer. Il nous montre aussi le terrain que le groupe s’apprête à faire revivre en créant un immense potager au milieu de la ville.

Merci Ioannis et Tina !

Merci Ioannis et Tina !

On n’oubliera pas le « Happy Birthday Rémy, without birthday cake ! (Joyeux anniversaire Rémy, sans gâteau d’anniversaire)» !
Encore une rencontre et des échanges très riches avec ce couple plein de bonnes volontés d’agir localement.

Nous reviendrons sur le travail de Marilena, Andy, Ioannis et Tina dans un prochain article consacré aux semences en Grèce.

Pour finir notre semaine à Athènes, nous sommes hébergés par Dimitris, via le réseau Warmshower. Il est très actif dans son quartier d’Exarchia pour aider les réfugiés. Il nous accompagne dans la maison des réfugiés, un immeuble occupé depuis quelques mois pour venir en aide aux milliers de réfugiés fuyant la Syrie, l’Irak etc. Là-bas, nous prenons réellement conscience de la situation actuelle, et cela nous fait réfléchir.

Cap Sounio, Temple de Poséidon

Cap Sounio, Temple de Poséidon

Nous nous rendons ensuite à Porto Rafti, non loin d’Athènes, où la famille de Rémy est venue passer quelques jours. L’occasion pour nous de rencontrer la nièce de Rémy, qui a tout juste 4 mois, de cuisiner Grec et de faire découvrir ce pays que nous commençons un peu à connaître. Ces quelques jours nous aurons fait le plus grand bien !

 

Un commentaire

  1. Hi Remi, Elisabeth.merry chrismas and have a nice cykling.many many kisses. I` m always thinking of you gardening your seeds.

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