Welcome Refugees

A Volos, plus de 150 réfugiés fuyants la guerre en Syrie, sont arrivés et ont été pris en charge par des bénévoles.

A Volos, plus de 150 réfugiés fuyants la guerre en Syrie, sont arrivés et ont été pris en charge par des bénévoles.

Depuis que nous sommes entrés en Grèce, le sujet des réfugiés du Moyen-Orient est omniprésent, que ce soit à la télévision, dans les journaux ou dans les conversations. Ici, à Athènes, il n’est pas rare de croiser des réfugiés dans la rue, ou il est tout à fait possible de les voir descendre d’un bateau dans le port du Pirée. Au delà de ce qu’ils peuvent voir dans les médias, les athéniens sont en prise directe avec la réalité. C’est certainement pour cela que l’on ressent ici une grande solidarité d’une partie du peuple grec. Plus d’une fois nous avons rencontré des personnes donnant de leur temps, ou des vêtements et de la nourriture.

Nous avons par exemple rencontré cette famille dans la banlieue d’Athènes, dont les parents ont consacré leur soirée du vendredi à acheter, puis à confectionner des « kits de première nécessité ». Dentifrice, brosse à dent, lingettes, poncho, lampe de poche, quelques barres de céréales etc., le tout dans un sac à dos. Ils les ont ensuite distribués en personne le dimanche, au port, à l’arrivée d’un bateau transportant 1 000 réfugiés. Chacun des 150 enfants a pu recevoir un kit grâce à l’organisation des bénévoles via une page Facebook.

La maison des réfugiés

La maison des réfugiés

Un peu plus tard, c’est par l’intermédiaire de Dimitris, un habitant du quartier d’Exarchia, que nous nous rendons à « la maison des réfugiés », au 26 de la rue Notara. Il y est un bénévole actif depuis le deuxième jour de l’occupation de l’immeuble, un bâtiment inutilisé depuis plusieurs années et appartenant au ministère du travail.
Au mois d’octobre 2015, l’hiver arrivant, un collectif de citoyens décide de prendre les choses en main et d’occuper cet immeuble, afin d’accueillir les réfugiés et les migrants jusqu’alors « hébergés » sous des tentes par le gouvernement grec. A ce jour, plus de 2 000 d’entre eux ont pu s’y reposer quelques temps, y prendre des repas chauds et y trouver de nouveaux vêtements offerts par les athéniens. La priorité est donnée aux familles avec de jeunes enfants.

Les 115 places sont quasi quotidiennement occupées mais heureusement, grâce à la générosité des grecs, les stocks de nourriture, de produits d’hygiène, de médicaments et de vêtements ne désemplissent pas.
Il n’y a pas moins d’une centaine de bénévoles qui se relayent pour accueillir, écouter, cuisiner, informer… Un médecin et quatre traducteurs, bénévoles également, donnent aussi de leur temps. Ici, tout est géré de manière horizontale : pas de hiérarchie, pas d’ordres donnés.

Chacun trouve sa place et les réunions régulières permettent le bon fonctionnement du lieu.
Le leitmotiv des bénévoles est simple, redonner de l’humanité à ces femmes et ces hommes, chassés de leur pays par les atrocités d’une guerre qui n’en fini pas. Les dessins des enfants, accrochés aux murs, parlent d’eux mêmes.

Dessin d’un enfant de 4 ans…

La majorité des réfugiés que nous avons vus là-bas sont issus de la classe moyenne comme cette femme, d’environ 30-35 ans, portant un très jeune enfant dans ses bras. Habillée à l’occidentale, elle pourrait être athénienne ou parisienne, mais sur son visage fatigué transparaissent des semaines de voyage et une peur quotidienne.

Une bénévole nous confie : «Nous pourrions être à la place de ces gens. Si un jour je suis amenée à fuir mon pays, j’aimerai bien que l’on m’accueille de cette façon. C’est pourquoi je suis bénévole ici.»

Notre voyage nous confère cette liberté extraordinaire d’utiliser notre temps comme bon nous semble. Nous avons donc décidé de nous rendre sur l’île de Lesvos, où des centaines de réfugiés arrivent encore quotidiennement. Nous apporterons notre aide au sein d’une initiative citoyenne en lien avec « la maison des réfugiés » d’Athènes.

2 commentaires

  1. Remi, Elisabeth, keeping strong. I love you both…for doing that you do.

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